L’utilisation des valves de régulation proportionnelles permet de répondre aux applications hydrauliques les plus exigeantes. Les commandes proportionnelles apportent souplesse et précision par rapport aux commandes TOR (Tout Ou Rien).
Choisir des valves à commande proportionnelle permet de maîtriser des accélérations et décélérations. Ce choix donne accès à une large palette de réglage (valves de pression ou débit)
Les composants proportionnels comportent des organes coulissants à très faible jeu avec des bords vifs. Une attention particulière doit être portée sur la pollution de l'huile. Une filtration efficace doit être mise en place sur la pression en plus de la filtration retour déjà présente dans les systèmes hydrauliques TOR (Tout Ou Rien).
Une consigne électrique pilote une carte électronique. La carte électronique transforme la consigne en signal de commande. Le capteur contrôle l’actionneur. La carte électronique possède un régulateur appelé PID. La carte électronique contrôle l’écart entre la consigne et la mesure et ajuste le signal de commande.
Le régulateur PID est une carte électronique qui permet de faire des calculs mathématiques sur des signaux afin d’ajuster le signal de commande à la consigne demandée.
Le signal d’erreur est multiplié par un coefficient. La valeur du signal de commande est proportionnelle à l’écart entre la consigne et la mesure du capteur.
On constate que l’augmentation du gain accélère le temps de réponse à l’échelon. (Consigne)
Un gain trop élevé provoquera un dépassement important de la consigne (Over shoot) et augmentera le temps de stabilisation.
Par exemple nous pouvons faire la comparaison avec un véhicule. La voiture est à l’arrêt et le chauffeur souhaite rouler à 100 Km/h. Il faut appuyer fortement sur la pédale d’accélérateur pour atteindre le plus rapidement les 100 km/h.
Le signal de sortie est proportionnel à l’intégrale du signal d’erreur.
En régime stabilisé, un système en boucle fermée peut présenter des erreurs à cause des forces externes qui changent par exemple ou des commandes imprécises.
Le correcteur intégral permet d’éliminer ces erreurs.
Par exemple nous pouvons faire la comparaison avec un véhicule. La voiture est à l’arrêt et le chauffeur souhaite rouler à 100 Km/h. Il faut appuyer fortement sur la pédale d’accélérateur pour atteindre le plus rapidement les 100 km/h. Si l’accélération est rapide, il est possible que la vitesse dépasse les 100 Km/h. Le chauffeur qui s’en aperçoit relâche la pédale d’accélérateur pour ajuster la vitesse qui risque de descendre en dessous des 100 Km/h. Le correcteur intégral permet d’éliminer cet effet « yoyo »
Le signal de sortie est proportionnel à la dérivée de l’erreur.
En régime stabilisé, un système en boucle fermée peut présenter des variations importantes.
Si l’erreur évolue rapidement, la dérivée est importante.
Si l’erreur évolue lentement, la dérivée est faible.
Si l’erreur est constante, la dérivée est nulle.
Par exemple nous pouvons faire la comparaison avec un véhicule circulant à 100 Km/h. Lorsque la voiture entame une côte, la vitesse du véhicule diminue fortement et brutalement. Il y a une grande dérive entre la consigne et la mesure (vitesse). Il faut corriger la consigne en appuyant plus fortement sur l’accélérateur.
Méthode de réglage des paramètres PID
Le système se règle en production.
Mettre la valeur Intégrale (I) et Dérivée (D) à zéro.
Augmenter le gain proportionnel (P) jusqu’à ce que la sortie oscille.
Augmenter le gain de l’Intégrale jusqu’à stabiliser l’oscillation.
Ajuster le gain de la Dérivée pour que le système soit stable lorsque l’erreur évolue.
4- Rigidité hydraulique
Malgré que l’on admette souvent que les fluides sont incompressibles, dans les faits et sous des pressions élevées, l’huile hydraulique est relativement élastique.
Lorsque la charge et la vitesse d’un récepteur sont importantes, le manque de rigidité peut limiter les performances de l’ensemble du système hydraulique.
Les accélérations et décélérations rapides des charges peuvent engendrer des pics de pressions. Si le système hydraulique n’est pas assez rigide, cela provoquera des perturbations au niveau de la charge.
Un vérin avec des dimensions importantes par rapport à la charge à déplacer, le distributeur placé au plus près du récepteur et une tuyauterie rigide favorisent une bonne rigidité.
Rigidité hydraulique :
Ch= (E*Sp²) / (Vsp + Vl1) + (E*Sa²) / (Vsa + Vl2)
Ch : Rigidité hydraulique en N/m
E : Module d’élasticité du fluide hydraulique (1.4*107 Kg/cm.s²)
Sp : Surface piston en cm²
Sa : Surface annulaire en cm²
Vsp : Volume chambre piston en cm3
Vsa : Volume chambre annulaire en cm3
Vl1 : Volume tuyauterie côté chambre piston en cm3
Vl2 : Volume tuyauterie côté chambre annulaire en cm3
5- Fréquence propre
On peut comparer la fréquence propre d’un système composé de la charge et du récepteur à un système mécanique monté sur ressort.
Avec un choc, une certaine vitesse, une inertie, le système peut se mettre à osciller.
La fréquence propre d’un système est la fréquence à laquelle il se met à osciller naturellement sans aucune force excitatrice ou dissipative extérieure.
Tout système mécanique peut osciller à une fréquence comprise généralement entre 0.1 à 100 Hz.
Les frottements mécaniques sont des excitateurs, les fuites joueront le rôle d’amortisseur (dissipateur)
Il est important de déterminer la fréquence propre d’un système afin de la commander correctement et d’éviter le risque de résonance.
Pour éviter l’instabilité du système, il est conseillé de prendre un coefficient de 10. Par exemple pour une fréquence propre d’un système à 30Hz, on choisira une valve avec une fréquence de 300Hz.
Dans certain cas, la valve proportionnelle peut être équipée d’une commande manuelle de secours qui permet de lever le doute.
Dans le cas d’une boucle fermée, tester le système en boucle ouverte. Si la boucle ne peut être ouverte, un boitier électronique de test peut s’avérer très utile.